Politique

Élections 2017 : An American in Paris

Point de vue d’un étudiant américain en France présent lors des élections présidentielles de 2017 :

Texte originel en français :

« Le 19 janvier, François Fillon et son équipe Les Républicains ont organisé un meeting politique afin de rallier le peuple et commence sa campagne avant que les primaires de la gauche. Se tenant à la Villette dans le coin de Paris et du 19ème, ce meeting a accueilli environ 15 000 personnes et s’est penché sur les discours des politiciens, notamment Fillon lui-même. Il a été précédé dans son discours par plusieurs membres de son parti comme Valérie Pécresse, Salima Saa, et François Baroin, dont il a parlé au début de son discours. Puis, il a rapidement défendu sa femme et son discours s’est déroulé de là, traversant sa politique anti-immigration qui a proclamé les Français gardiens de leur histoire dans un ton puissant et commandant, mais aussi sérieux. Il a dénoncé la nouvelle politique du nouveau président des États-Unis, citant que l’heure est venue pour la France de se défendre contre leurs idées imposantes. Pour un américain à l’étranger, un déconfort extrême d’entendre des phrases agressives contre les États-Unis se développe, même si Fillon a des bonnes raisons pour son dégoût contre Donald Trump. Venant de cela est le nouveau devise de Fillon « une France libre », qui a commandé des applaudissements forts d’un public aux visages sérieuses, primairement de peau blanche et d’âge mûr qui avait l’air un peu comme les meetings de Trump aux États-Unis avec la manque de la diversité. Ainsi, le candidat à la présidentielle pour les Républicains a parvenu à rallier ses militants avec plus de deux mois au premier tour. Le même dimanche, un de ses adversaires a gagné sa primaire et a lancé officiellement son candidature pour la présidentielle : Benoît Hamon.

Un peu plus d’un mois et demi après, Hamon tenait aussi un meeting pour rallier environ 25 000 de ses militants, mais du genre d’événement tout a divergé de celui de Fillon. Précédant le discours de Hamon a été plus que deux heures d’échauffement du stade à Bercy, rempli des discours enthousiastes des membres du parti comme Anne Hidalgo, Christiane Taubira, Bertrand Delanoë, et Najat Vallaud-Belkacem, une ardoise de noms très diverse en comparaison avec celle de Fillon et plus d’une réflexion du public du salle, qui était aussi plus divers. Cette atmosphère  a semblé plus comme celle d’Hillary Clinton pendant ses meetings, avec des politiciens et un public plus divers. Du coup, alors que les politiciens aux États-Unis font la même chose en trouvant soutien des membres du parti, ils cherchent au même temps des recommandations, des vedettes et personnages nationaux, comme Beyoncé pour Hillary, qui était moins présente pendant les meetings.

La différence entre le meeting de Hamon et Fillon par rapport aux petits discours est le fait que les discours des politiciens avant Fillon n’ont rien entre eux alors que ceux de Hamon ont été mélangé avec les spectacles musicales des groupes musicales et artistes : un discours sérieux et ralliant a suit un petit concert d’un groupe yiddish et a été suit par un groupe de rock. Au contraire de l’air formelle du meeting de Fillon, cette fête avait une énergie jeune et d’un poids de force. La musique couplée avec les grands drapeaux français, européens, socialistes, verts, et arc-en-ciels ont créé un public plus dynamisé que celui de Fillon où il y avait plus d’ordre et souci pour l’avenir avec le terrorisme. Tandis qu’il a eu des affiches et des drapeaux français comme les militants de Hamon, le public de Fillon n’avait pas le même enthousiasme ni jeunesse. Les appels fréquents aux jeunes dans les discours ont montré l’importance de la jeunesse pour ce parti et aussi pour l’avenir du pays, qui est similaire au chemin qu’Hillary a essayé de suivre pendant son campagne. Pour un américain là, les discours et la musique avant l’apogée de l’événement se semblaient un peu plus proches aux meetings politiques aux États-Unis où la musique et l’enthousiasme dirigent les changements dans le gouvernement.

Quant au discours de Hamon lui-même, il a eu un ton plus présidentiel comme Fillon, cependant il a intégré plus de l’humeur et plus de vif dans tout ce qu’il disait. Par exemple, le petit geste amusant de boire à petites gorgées quand le public chante « Hamon Président » à haute voix le montrait comme plus humain mais aussi capable d’être humoristique, une qualité qui était plus évident dans Barack Obama que Trump ou Hillary Clinton. Ce qu’il a ciblé pendant son discours a dévoilé quelque chose d’important dans la vue de la société française : l’unité et la fraternité. Dans chaque argument, il a fait référence au peuple et l’importance de lutter pour le peuple français en utilisant « nous » à chaque moment possible. Il s’est aussi clairement distingué des autres candidats, en faisant plusieurs petites attaques aux idées des autres, particulièrement Emmanuel Macron. Hamon a fait des références littéraires et historiques afin de lui montrer comme quelqu’un qui bascule entre les deux côtés, une stratégie qui n’est pas souvent employée par les candidats aux États-Unis. Peut-être une raison pour cela est l’importance de la culture en Franc en comparaison avec les États-Unis, souligné par des arguments par Hamon de faire étendre la culture française pour que plus de monde puisse y accéder en comparaison avec la grande absence de cet argument aux États-Unis.

Bien que de temps en temps il soit difficile à comprendre tout ce qu’il a dit à cause de sa vitesse de parler et le jargon politique, un américain là peut profiter bien du grand écran qui a écrit son discours dans l’actualité. Aux États-Unis il y a parfois un traducteur pour la langue des signes comme au meeting de Hamon, mais les mots sont rarement écrits pour que tout le monde puisse les lire. Ça c’est quelque chose qu’il faut améliorer aux États-Unis. L’accessibilité dans certains domaines est plus avancée aux États-Unis, mais dans les autres il y a des lacunes que la France a mieux géré.

Surtout, le meeting de Hamon était plus comme un meeting présidentiel aux États-Unis que celui de Fillon avec son discours énergétique, mais le meeting est resté à la française avec les références culturels. Pour un américain qui n’a jamais assisté à un meeting politique aux États-Unis, cet expérience lui rend plus clair l’importance d’être militant et de lutter pour l’avenir de son pays, particulièrement parce qu’il y a un taux d’abstentions vers 40%, plus que le moyen en Europe. Les deux meetings sont un bon moyen de se préparer pour le débat entre les cinq candidats le 20 Mars. Bien que les étudiants américains n’aient pas le droit de vote, ils regarderont souvent et attentivement les résultats et tenteront de partager leurs expériences américains pour que le même désastre n’arrive pas en France. »

Jonathan Hauser, Université de Boston (USA)

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