International, Politique

Le Qatar, entre isolement et tentative de conciliation américaine

La crise du golfe qui a lieu depuis un mois n’a toujours pas aboutie à un compromis. En effet, les quatre pays arabes (Arabie Saoudite, Égypte, Bahreïn, Émirats Arabes Unis) qui se sont réunis le 5 juillet reprochent une « attitude négative » de Doha, qui a refusé catégoriquement de se plier à la liste des 13 demandes adressées le 24 juin dernier. Le Qatar quant à lui, dénonce une ingérence dans sa souveraineté et une hypocrisie de ses opposants. Selon lui, son pourcentage de combattants djihadistes est moindre, notamment en comparaison de l’Arabie Saoudite qui serait le second fournisseur. Il affirme également lutter activement contre le terrorisme et son financement. De fait, le 11 juillet, le Qatar a signé un accord avec les États-Unis contre le financement du terrorisme. Le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, parlait ainsi « d’éradiquer le terrorisme ». Néanmoins, cet accord est jugé insuffisant par la coalition de pays opposée à l’émirat gazier, jugeant ses engagements non fiables.

La France a également annoncé une tournée des pays du golfe par le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian les 15 et 16 juillet. Cette visite a pour but de participer à la médiation engagée au Koweït dans une tentative « d’apaisement » de la région. Il apparait que la France ne veut donc pas rester en retrait diplomatiquement dans l’issue de cette crise, où les États-Unis y ont une place prépondérante.

Il n’en reste pas moins que cette crise contribue grandement à accentuer l’instabilité de la région. En effet, la Qatar, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn et les Émirats Arabes Unis font tous partie du Conseil de Coopération du Golfe, unique organisation politico-économique de la région. Créée en 1981, lors de la guerre opposant l’Irak à l’Iran, elle a pour but d’assurer la stabilité politique et économique de cette région riche en ressources. Elle concerne donc des pétro-monarchies sunnites, dont quatre sont aussi membres de l’OPEP, cherchant à faire front au voisin iranien chiite.

 


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