International, Politique

What to Expect (from Trump) When You’re Expecting

Il n’y a personne qui a plus de respect pour les femmes que moi,” dit-il. “Je veux aider les femmes. Je ferai des choses pour les femmes que personne d’autre n’est capable de faire,” insiste-t-il. Après six mois en tant que président, il est clair que ces déclarations n’ont aucun lien avec la vérité. L’agenda du Président Trump attaque les femmes sous tous les angles, ne promettant que dépendance et impuissance.

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Après beaucoup d’indécisions concernant les différentes positions sur les services de santé pour les femmes et des droits reproducteurs, l’équipe électorale de Trump a finalement décidé de promettre audacieusement par la force d’annuler le Roe v. Wade en accordant à l’avenir les postes vacants de la Cour suprême à des juges choisis spécifiquement pour leurs valeurs contre l’avortement. La décision de Roe v. Wade a invalidé en 1973 les lois aux États-Unis prohibant l’avortement parce que la cour a trouvé que c’est un droit protégé par la Constitution. À partir de 2016, 59 % d’adultes américains disent que dans tous ou la plupart des cas, l’avortement devrait être légal, et 69 % ne soutiennent pas une annulation complète du Roe v. Wade. Cependant, avec le Président Trump en fonction et le Juge Gorsuch déjà confirmé, alors qu’il est connu pour être conservateur et traditionnel, la probabilité d’annuler la décision historique augmente. Dans le cas de son annulation, au lieu de supprimer complètement l’avortement comme quelques Républicains nous le feraient croire, des femmes originaires d’au moins 22 états cherchant à avorter devront voyager dans un Etat différent pour avoir accès à la procédure. Autrement, il est probable que beaucoup de femmes aient recours à un avortement dangereux et illégal comme c’était généralement le cas avant Roe v. Wade. « Nous ne pouvons pas retourner aux jours d’avant le Roe v. Wade, quand de nombreuses femmes mettaient leurs vies en danger quand elles devaient finir une grossesse. Forcer des femmes à voyager des milliers de kilomètres au-delà des frontières d’Etats pour des services médicaux de base en 2017 est non seulement inconstitutionnel, c’est déraisonnable, » a déclaré Nancy Northup, la PDG et présidente du Centre pour les Droits Reproducteurs.

Contre les droits des femmes à l’échelle mondiale

Des jours après la Marche Mondiale des Femmes, qui a captivé le monde entier, dans ses efforts pour condamner les positions de l’administration Trump et leurs plans pour les femmes, le 23 janvier 2017, le Président Trump a annoncé un Mémorandum Présidentiel quant à la Politique Mexico City, un ordre qui rétablit non seulement la «Politique de Mexico City» qui a oscillé entre la légalité et l’illégalité pendant les mandats des présidents précédents, mais augmente aussi sa portée d’applications passées. Depuis 1973, tous les fonds et programmes d’aide internationale ont eu l’interdiction totale de contribuer à n’importe quels avortements ou pratiques étroitement liées. Dans le passé, la politique de Mexico City a limité des organismes à but non lucratif étrangers et des organisations non gouvernementales à fournir des services d’avortement ou préconiser en aucune façon la procédure s’ils voulaient recevoir l’aide de fonds américains de planning familial. Cependant, cette nouvelle version amène ces paramètres encore plus loin et autorise l’administration à couper tous les fonds américains d’aide de santé globaux, et pas seulement des fonds du planning familial. Cela signifie que notre gouvernement retirerait les aides financières pour la sécurité sociale au-delà du planning familial comme l’assistance pour la santé d’enfant, le soin prénatal pour les femmes, le traitement et la prévention pour le VIH, la malnutrition, la tuberculose, la malaria et d’autres maladies dangereuses.

La politique ne retire pas automatiquement les aides de n’importe quelle organisation; chaque organisation recevant ces types d’aide étrangère devront choisir s’ils veulent certifier leur conformité avec ces termes et donc continuer à obtenir l’aide. Cependant, quelques organisations sentent déjà les répercussions venir, comme le fond des Nations Unies pour la Population (UNPF); le Département d’État américain a annoncé plus de $30 millions de diminutions en avril. Ces fonds n’auraient de toute façon jamais pu être destiné à des procédures d’avortement. C’est parce que l’UNPF a été accusé de soutenir l’avortement coercitif du gouvernement chinois et des pratiques de stérilisation. En effet, l’UNPF marche étroitement avec le gouvernement chinois pour la raison opposée : fournir aux femmes des conseils et des matériels pour un planning familial efficace dans le but que ces mesures brutales puissent être évitées dans un pays avec des politiques dures concernant la démographie . « Nous regrettons cette décision parce que l’UNPF n’aidait pas de femmes chinoises à obtenir des avortements … l‘UNPF s’assurait que les femmes n’étaient pas sous pression pour avoir un avortement, » a confirmé Mengjun Tang, une chercheuse au Centre de Recherche et Développement de Chine à Pékin.

Dans ce sens, le gouvernement des EU luttera contre ces efforts en réduisant l’aide financière pour les ressources qui libèrent des mères pas seulement chinoises, mais des femmes dans le monde entier, pendant que l’UNFP lutte dans plus de 150 pays pour traiter et arrêter la propagation des MST, ainsi que de combattre la violence contre les femmes, les grossesses d’adolescentes, la maladie et la malnutrition des femmes enceintes, les pratiques d’accouchement dangereuses, les morts maternelles, les avortements dangereux, la mutilation génitale féminine et le manque d’accès à la contraception. Même avec l’aide significative des EU, il reste toujours des millions de femmes qui n’ont pas accès aux aides de l’UNFP qui souffrent, ce chiffre continue d’augmenter au fur et à mesure que les fonds diminuent.. Chaque année, presque 68,000 femmes meurent du fait d’avortements dangereux et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « environ 225 millions de femmes dans des pays en voie de développement voudraient retarder ou arrêter la maternité, mais n’utilisent pas de méthode de contraception. » De ces données, nous pouvons aussi voir que « chaque jour, environ 830 femmes meurent de causes évitables liées à la grossesse et l’accouchement, » particulièrement des adolescentes entre 15 et 19 ans, pour qui ces complications sont la deuxième cause de décès dans le monde.

Moins de choix contraceptifs pour les femmes

Cependant, plus récemment, l’administration Trump a changé son centre d’attention à désavantager les femmes américaines. Le 29 mai 2017, un brouillon a fuit – une nouvelle règle qui détruirait complètement la partie d’Obamacare de 2010 qui exige que tous les employeurs incluent la contraception de leurs plans d’assurance maladie, exemptant les lieux de culte et certaines petites entreprises privées ayant des objections morales et religieuses. En concordance avec la nouvelle politique de Trump, n’importe quel employeur, peu importe la taille ou la portée de l’entité, pourraient se désengager de cette couverture, parce que selon ce brouillon, « le gouvernement n’a pas d’intérêt convaincant dans l’application du mandat aux employeurs cet objet. » Soi-disant, ceci serait toujours fait pour des objections religieuses, mais la rédaction est assez vague pour que n’importe quel employeur qui ne veut pas payer pour cela puisse citer n’importe quelle raison « morale » et ne plus fournir à ce type de services médicaux, y compris pour des femmes dépendantes et des filles.

Avec plus de 50 millions de femmes qui bénéficient actuellement des lois qui exigent que leurs soins soient  couverts, économisant ainsi des milliards de dollars, le gouvernement devrait certainement avoir un “intérêt convaincant” dans la mise en application d’une telle loi. La question d’accès à la contraception aux États-Unis est moins pressante que ce que nous voyons dans des pays en voie de développement, mais pour une administration si investie dans  un processus de suppression de l’avortement, on pourrait penser qu’elle se préoccuperait de  l’importance du choix des femmes et de leur capacité à empêcher une grossesse. Si moins de femmes peuvent se permettre d’obtenir la contraception, malheureusement, moins de femmes l’utiliseront. La contraception et le planning familial promeuvent pas seulement la sécurité économique en permettant aux individus la liberté de choisir quand et combien d’enfants ils souhaitent et donc la capacité de les assumer, mais des études ont aussi montré qu’une augmentation de l’utilisation de moyens de contraception diminue les grossesses non planifiées et par conséquent, les avortements.

Malgré tout, les feministes se rebellent

Heureusement, il existe d’autres forces pour apporter la contraception à un niveau plus accessible et jamais vu auparavant en éliminant le besoin d’ordonnances. Une alliance d’organisations, incluant l’Union Américaine pour les Libertés Civiles et la Santé Reproductive Ibis, a discrètement fait pression sur l’Organe de Certification des Aliments et des Médicaments pendant plus d’une décennie et a publié des études qui montrent comment la contraception peut être sans risque et efficacement administrée en vente libre. En attendant, la législature de l’État du Delaware vient de passer un projet de loi le 6 juin 2017 qui protège les droits permis nationalement par le Roe v. Wade aux femmes du Delaware en prévision d’une possible annulation de la décision de la Cour suprême. De l’autre côté du globe, Lilianne Ploumen, le Ministre du Développement des Pays-Bas, a mené une campagne pour  se procurer de l’argent qui comblerait les fossés créés par les États-Unis qui à cause de leur retrait des aides financières des projets qui instruisent et fournissent aux femmes le soin génésique sûr dans des pays en voie de développement où la grossesse non planifiée et les taux d’avortements augmenteront probablement drastiquement sans les ressources du planning familial.

Quoi que l’on croit sur  la moralité ou l’immoralité inhérente de l’avortement en lui-même, il est indiscutable que nous sommes mieux lotis comme personnes  quand les femmes font moins  face aux grossesses non planifiées et ne doivent avoir recours aux  avortements en premier lieu, encore moins de l’exécuter sur eux. Mais malheureusement, les femmes aux EU et d’autres pays ne peuvent plus compter sur le gouvernement américain pour protéger ou préconiser pour leur accès au soin génésique.



« There’s nobody that has more respect for women than I do, » he said. “I want to help women. I’m going to do things for women that no other candidate will be able to do,” he insisted. Six months into his presidency, it is clear that these statements could not be further from the truth. President Trump’s agenda in the White House attacks women from all angles, promising nothing but powerlessness and dependence.

After much vacillation between different stances on women’s healthcare and reproductive rights, the Trump campaign eventually settled on a bold promise to forcibly overturn Roe v. Wade by filling future Supreme Court vacancies with judges picked specifically for their pro-life values. However, as of 2016, 59% of American adults say that in “all or most cases” abortion should be legal, and 69% do not support a complete overturning of Roe v. Wade. Now, with President Trump in office and the traditional conservative Justice Gorsuch already confirmed, the likelihood of his success in overturning the historic ruling is increasing. In the case of its reversal, instead of eradicating all abortion as some Republicans would have us believe, women in at least 22 states who seek to terminate their pregnancies would have to travel to a different state for the procedure. Otherwise, it is likely many would attempt a dangerous, illegal, self-inflicted abortion, as was commonly the case before Roe v. Wade. “We cannot go back to the days before Roe when some women put their lives on the line when they needed to end a pregnancy. Forcing women to travel thousands of miles across state lines for basic health care in 2017 is not only unconstitutional, it’s unconscionable,” states Nancy Northup, CEO and president of the Center for Reproductive Rights.

Anti-choice measures on a global scale

Days after the Global Women’s March that captivated the world in its efforts to push back against the Trump administration’s stances and plans for women, on January 23, 2017, President Trump announced a Presidential Memorandum Regarding the Mexico City Policy, an order that not only restores the Mexico City Policy that has vacillated in legality between presidents in the past but also increases its scope from past applications. Since 1973, US foreign aid funds have already been absolutely prohibited from contributing to any abortions or closely related practices. In the past, The Mexico City policy has further restricted foreign nonprofits and NGOs from providing abortion services or in any way advocating the procedure if they wished to receive aid from U.S. family planning funds. However, this new version takes those parameters even further and allows for the administration to cut off any and all U.S. global health assistance funds, not only family planning funds. This means our government would be revoking financial support for health services beyond family planning like support for children’s health, prenatal care for women, treatment and prevention for HIV, malnutrition, tuberculosis, malaria, and other dangerous diseases.

The policy does not automatically revoke support to any organization; rather, each organization receiving these types of foreign aid will have to choose whether or not to certify their compliance with these terms and therefore continue getting support. However, some organizations are already feeling the repercussions, such as the United Nations Population Fund (UNPF) to which the U.S. State Department announced over $30 million in cuts in April, none of which could have ever gone towards abortion procedures. This is because the UNPF has been accused of being supportive of the Chinese government’s coercive abortion and sterilization practices. In fact, the UNPF works closely with the Chinese government for the opposite reason: to provide women with consulting and materials for effective family planning so that these brutal measures can be avoided in a country with such harsh population-curbing policies. “We regret this decision because the UNFPA was not helping Chinese women get abortions… UNFPA was helping to make sure women were not being pressured to have an abortion,” confirmed Mengjun Tang, a researcher at the China Population and Development Research Center in Beijing.

In this sense, the US government will be working against these efforts by reducing financial support for the resources that liberate not only Chinese mothers, but women all over the world, as the UNFP strives in more than 150 countries to treat and prevent STIs as well as combat violence against women, teen pregnancies, disease and malnutrition in pregnant women, maternal deaths, unsafe birthing practices, unsafe abortions, female genital mutilation, and lack of access to contraception. Even with significant aid from the US, there remain millions unreached by the UNFP that suffer and these cuts only increase those numbers. Every year, nearly 68,000 women die from having abortions that are unsafe, and according to the World Health Organization, “an estimated 225 million women in developing countries would like to delay or stop childbearing but are not using any method of contraception.” From their data, we can also see that “every day, approximately 830 women die from preventable causes related to pregnancy and childbirth,” especially teen girls between 15 and 19, for whom these kinds of complications are the second leading cause of death worldwide.

No ending pregnancies, but no preventing them either

Most recently, however, the Trump administration has shifted its focus to disadvantaging women at home. On May 29, 2017, a draft was leaked of a new rule that would completely undo the mandate from Barack Obama in 2010 that required almost all employers to include birth control in their health insurance plans, exempting houses of worship and some “closely held” private businesses with moral and religious objections. Under Trump’s new policy, any employer, no matter the size or scope of the entity, would be able to opt out of this coverage, because according to the draft, “the government does not have a compelling interest in applying the mandate to employers that object.” Supposedly, this would still be done for religious objections, but the language is broad enough that any employer that doesn’t want to pay for it will be able to cite any moral reason and no longer provide this type of health care, including for dependent wives and daughters.

With over 50 million women currently benefitting from the laws that require their care be covered, saving billions in out-of-pocket costs, the government certainly should have “a compelling interest” in enforcing such a mandate. The issue of access to contraception in the United States may be less dire than what we see in developing countries, but for an administration so invested in stopping abortion, one would think women’s choice and ability to prevent pregnancy would be valued. If fewer women can afford contraception, unfortunately, fewer women will use it. Contraception and family planning not only promote economic security by allowing individuals the freedom to choose when and how many children to have and therefore the ability to responsibly care and pay for them, but studies have also shown that an increase in the use of contraception decreases unplanned pregnancies, and by extension, abortions.

Undeterred, feminists resist

Luckily, there are other forces at work to bring birth control to a more accessible level than ever seen before by eliminating the need for prescriptions. An alliance of organizations including the American Civil Liberties Union and Ibis Reproductive Health have been discreetly lobbying the Food and Drug Administration for over a decade and publishing studies that show how birth control can be safely and effectively administered over-the-counter. Meanwhile, Delaware’s state legislature just passed a bill on June 6, 2017 that protects the rights afforded nationally by Roe v. Wade to Delaware women in anticipation of a future overturning of the Supreme Court ruling. On the other side of the globe, Lilianne Ploumen, Development Minister of the Netherlands, has led a campaign to raise money that would fill in the gaps left by the United States in pulling its financial support from projects that educate and provide women with safe reproductive care in developing countries where unplanned pregnancy and abortion rates will likely spike without family planning resources.

Whatever one believes about the inherent morality or immorality of abortion itself, it is indisputable that we are better off as a society when women face fewer unplanned pregnancies and do not have to seek abortions in the first place, much less attempt to perform them on themselves. But unfortunately, women in the US and other countries alike can no longer rely on the United States government to protect or advocate for their access to reproductive care.

Photo: Ruth Fremson/The New York Times

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