International, Politique

Crise du golfe : tension autour du Hajj

Politique et religion risquent d’être mêlées autour du cinquième pilier de l’Islam. En effet, la crise du golfe met en jeu à présent le pèlerinage musulman à La Mecque (Hajj). Les qataris qui sont interdits de séjour en Arabie Saoudite depuis le déclenchement de la crise le 5 juin dernier, craignent de ne pouvoir faire leur devoir religieux. Même si Ryad a certifié le 20 juillet que les pèlerins qataris seront accueillis à La Mecque, les tensions ne s’amenuisent pas.

Doha accuse l’Arabie Saoudite de mettre en péril le pèlerinage de ses ressortissants du fait de l’absence de garanties de Ryad au sujet de la sécurité et de l’assistance des pèlerins qataris durant leur Hajj. De fait, ils seraient environ 20 000 qataris à s’être enregistrés pour se rendre à La Mecque. Le Qatar appelle ainsi à l’internationalisation des lieux saints de l’Islam, afin que la religion ne soit pas mêlée aux questions politiques et aux tensions des pays du Moyen Orient. Cet appel à l’internationalisation des lieux saints a été décrit comme une « déclaration de guerre » de la part de l’Arabie Saoudite. Elle assure que le royaume suit une tradition d’accueil des pèlerins, afin de faciliter l’accomplissement de leur devoir religieux. Par ailleurs, Al-Jazeera avait dénoncé en juin un blocus des pèlerins qataris par les autorités saoudiennes.

De plus, le 25 juillet l’Arabie Saoudite et ses alliés (Égypte, Bahreïn, Émirats Arabes Unis) ont ajouté sur leur liste noire d’individus terroristes accusés d’être en lien avec le Qatar, 18 nouveaux noms. Pour ce dernier il s’agit d’une « surprise décevante », ce qui ne va donc pas dans le sens d’une possible réconciliation.

Enfin, le 30 juillet s’est tenu à Manama (Bahreïn) un sommet « anti-Doha » réunissant les ministres des Affaires Étrangères égyptien, saoudien, émirati et bahreïni. La coalition a décidé une poursuite des sanctions contre l’émirat gazier. Néanmoins, ils se déclarent ouvert au dialogue avec le Qatar si celui-ci accepte les 13 conditions dressées en juin dernier, dans le but de « garantie la paix et la sécurité ». Parmi ces 13 conditions, figurent notamment une fermeture de la base militaire turque, un éloignement de l’Iran et la fermeture de la chaîne en continu Al-Jazeera.

 

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